Qualité de l’air intérieur : principaux polluants et risques sanitaires
Que nous travaillons ou que nous restions chez nous, nous passons plus de 90 % de notre temps en intérieur. Mais ce que beaucoup ignorent c’est que l’air intérieur est plus pollué que celui d’extérieur. Pourtant, sa mauvaise qualité a une incidence négative sur notre santé. Ainsi, une surveillance constante et une mesure de la qualité de l’air intérieur (QAI) sont indispensables. Ces opérations visent non seulement à identifier les polluants présents dans l’atmosphère, mais aussi à évaluer leur concentration et les risques sanitaires en cas d’exposition. Nous démystifions tout cela dans les lignes qui suivent. Découvrez !
QAI : Focus sur les différents types de polluants
Lorsqu’on est constamment confiné dans des locaux, il est important de veiller à ce que la qualité de l’air intérieur soit optimale. Pour cela, il est primordial d’effectuer périodiquement une mesure QAI. Comme il est dit plus haut, cette dernière consiste à évaluer la teneur en polluants de l’atmosphère. Cette analyse peut justement révéler la présence de :
1. Monoxyde de carbone
Il s’agit d’un gaz mortel incolore, inodore et toxique issu de la combustion partielle. En intérieur, le monoxyde de carbone est rejeté par les appareils de chauffage défectueux, les appareils de cuisson et les moteurs à combustion.
2. COV
Les composés volatils organiques dans l’air intérieur sont issus des produits ménagers et cosmétiques que l’on utilise au quotidien (ex. : détergent, désodorisants, parfum, etc.). Ils sont également présents dans les matériaux de construction, de décoration et dans les mobiliers.
3. L’humidité et la moisissure
Un taux d’humidité trop élevé affecte également la QAI puisqu’il favorise le développement de moisissures. Pourtant, ces derniers peuvent causer de sérieux problèmes de santés et affectent surtout les voies respiratoires.
Mauvaise QAI : quels sont les risques pour la santé ?
Pour anticiper et prévenir les risques sanitaires liés à une mauvaise qualité de l’air intérieur, il est impératif d’observer continuellement sa concentration en polluants. Pour cela, l’idéal est d’ailleurs de faire appel à un expert en mesure QAI. Qu’elle soit courte ou prolongée, l’exposition à ces substances peut avoir de graves répercussions sur notre état de santé. Cela va de la simple irritation des yeux, du nez et de la gorge, en passant par les problèmes cutanés jusqu’aux maladies respiratoires chroniques telles que l’asthme. Quant aux allergènes présents dans l’air intérieur (ex. : acariens, moisissures, poils d’animaux), ils peuvent provoquer des allergies ou aggraver les symptômes chez les personnes qui en souffrent.
En outre, il y a des polluants comme le radon, le benzène et le formaldéhyde qui sont cancérigènes. Certaines catégories de personnes sont d’ailleurs très vulnérables à la pollution de l’air intérieur. En l’occurrence, il s’agit des enfants, des femmes enceintes, des personnes âgées et celles sujettes à des maladies préexistantes.
Enfin, la mauvaise qualité de l’air intérieur peut affecter notre bien-être mental. Elle peut être à l’origine de fatigue, de stress et d’autres problèmes psychologiques.
En bref, l’air que nous respirons à l’intérieur est chargé de substances chimiques et de polluants. Entre autres, on peut citer le monoxyde de carbone, les particules fines, les COV et l’humidité. Pour les identifier et les quantifier, une mesure QAI devra ainsi être entreprise. Il faut en effet rappeler que la pollution de l’air intérieur est à l’origine de diverses pathologies allant d’une simple allergie à des maladies graves comme le cancer des poumons.


